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« 40€ par personne, c’est trop cher pour une assurance voyage. » Combien de fois ai-je entendu cette phrase ? Combien de fois l’ai-je moi-même pensée ? Aujourd’hui, après ce que j’ai vécu, je peux vous dire une chose. Ces 40€ m’ont évité une catastrophe financière et émotionnelle. Sans assurance voyage, cette histoire aurait pu me ruiner et me faire perdre notre maison. Laissez-moi vous raconter mon histoire.
Nous avions tout fait « comme il faut »
Ce voyage au Mexique était un cadeau d’anniversaire de ma femme et de nos amis. Un voyage organisé. Nous qui partions toujours en organisant tout nous-même, cette fois nous avions choisi la sécurité d’un bus tour.
Comme à chaque voyage, j’avais consulté le site des Affaires étrangères. Les alertes étaient claires : trafic d’organes, guerilla, enlèvements. Le site clignotait dans tous les sens ! C’est précisément pour ça que nous avions choisi un voyage organisé. « Bus tour, c’est bien, c’est sécurisé », nous disions-nous.
Un couple de notre groupe a d’ailleurs été arnaqué par un faux taxi dès l’aéroport. Ils ont raté le bus. Les dangers étaient réels. Nous, nous étions dans le bus. Dans le circuit sécurisé. Avec l’assurance incluse dans le package.
C’est arrivé le 3ème jour. Trajet avion compris. Le 3ème jour d’un cadeau d’anniversaire qui devait créer des souvenirs heureux.
Même en faisant tout « bien », le pire peut arriver.
Comme disait Bob Marley : « Tu ne sais pas à quel point tu es fort jusqu’au jour où être fort devient la seule option. » Cette citation m’a beaucoup aidé.
La réalité française face à l’étranger
En France, nous avons une chance immense. La carte vitale nous accompagne partout. Nous entrons à l’hôpital, nous sommes soignés, nous sortons. Par ailleurs, les questions d’argent viennent après, voire jamais. Cette sécurité nous rend confiants, peut-être trop confiants.
À l’étranger, tout change radicalement. Dès votre arrivée aux urgences, la première question n’est pas « Où avez-vous mal ? » mais « Comment allez-vous payer ? » Cette phrase froide résonne différemment quand votre proche lutte entre la vie et la mort.
De plus, tous les hôpitaux ne se valent pas. Dans de nombreux pays, les hôpitaux publics manquent cruellement de moyens. Respirateurs, scanners, ambulances : l’équipement fait défaut. Pour des soins de qualité, vous devrez donc souvent vous tourner vers le privé. Sans assurance, vous risquez alors de devoir choisir entre la santé de votre proche et vos économies.
Mon histoire : quand le pire arrive au Mexique
Ma femme et moi étions en voyage au Mexique. Un voyage comme tant d’autres. Nous visitions un temple Maya au milieu de la jungle (magnifique, soit-dit en passant). Puis tout a basculé. Ma femme s’est retrouvée en urgence absolue au milieu de la jungle. Elle avait 42 ans.
Le trajet vers le premier hôpital : 3 heures d’angoisse
Ma femme était inconsciente en urgence vitale. En France, j’aurais composé le 15 ou le 18. Au Mexique, il n’y a pas de numéro d’urgence comme chez nous. Pas de SAMU, pas de pompiers qui viennent vous chercher avec une ambulance gratuite. Dans tous les cas, il faut pouvoir les appeler. Or, au milieu de la jungle, le téléphone ne fonctionne pas.
Le seul moyen que j’ai trouvé ? Payer un taxi.
Trois heures de route. Ma femme inconsciente à l’arrière en détresse respiratoire. Pas de médecin, pas d’équipement médical, pas d’oxygène. Juste moi, un chauffeur de taxi qui roulait le plus vite possible, et la peur qui me paralysait. Ces trois heures ont été les plus longues de ma vie. Je ne savais même pas si elle allait survivre au trajet.
Premier hôpital : le public mexicain
Nous sommes enfin arrivés à l’hôpital public. Là-bas, les soins sont gratuits, même pour les étrangers. Sur le papier, c’est rassurant.
L’établissement ressemblait davantage à un dispensaire qu’à un véritable hôpital. Néanmoins, je dois le dire : le personnel était incroyable. Ces gens se battaient pour ma femme avec des bouts de ficelle. En effet, ils donnaient tout ce qu’ils avaient, tout ce qu’ils pouvaient.
Malheureusement, les moyens n’étaient pas là :
- Pas assez de respirateurs disponibles
- Un scanner existait, mais pas d’ambulance pour y emmener les patients
- Équipement médical limité
Je me souviendrai toujours de ce moment où un médecin m’a dit : « Nous avons une place au scanner. Mais nous n’avons pas d’ambulance pour l’y emmener. Nous sommes désolés. » Cette phrase résume tout. L’absurdité de la situation. Des moyens qui existent, mais qu’on ne peut pas utiliser faute d’infrastructure de base.
Très rapidement, les médecins m’ont dit la vérité avec beaucoup d’honnêteté : « Nous ne pouvons pas la soigner correctement ici. Nous ne sommes pas équipés. Il faut absolument la transférer vers un hôpital privé. Monsieur, son pronostic vital est engagé, appelez votre assurance et l’ambassade. »
Face à la gravité de son état, il n’y avait pas le choix. Il fallait la transférer d’urgence vers un hôpital privé mieux équipé. C’est à ce moment que j’ai appelé mon assurance voyage, puis l’ambassade. Je ne le savais pas encore, mais il était déjà trop tard. Nous sommes restés 24h dans cet hôpital.
L’assurance intervient : un autre monde
L’assurance a tout pris en charge immédiatement. Une vraie ambulance est venue la chercher pour la transférer vers l’aéroport. Pas un taxi cette fois. Une vraie ambulance avec du matériel médical et un personnel qualifié.
À l’aéroport, nous avons été conduits dans une zone VIP protégée par la garde civile. Là, je découvre qu’un jet privé médicalisé a été affrété pour nous. Imaginez ma surprise. Nous n’étions pas pauvres mais nous ne roulions pas sur l’or non plus. Je me retrouve au milieu d’un parking rempli de Lamborghini et autres voitures de luxe. Face à moi, un avion digne de James Bond.
Arrivée à Mexico, une nouvelle ambulance nous attendait. Transfert direct vers l’hôpital privé. Ma femme était enfin dans un établissement capable de la soigner correctement.
La réalité à l’hôpital privé : les soins, mais pas le confort
Nous sommes dès lors arrivés au deuxième hôpital. C’est là que tout change. Dès notre arrivée, ils la prennent en charge. Je vais ensuite faire l’admission. Et là, la question tombe : « Comment allez-vous payer ? »
On vous présente une estimation des frais. Quand vous voyez le montant de l’avance demandée, votre sang se glace. Plusieurs milliers d’euros, immédiatement. À ce moment précis, j’ai remercié d’avoir pris cette assurance à 40€.
J’ai donné les coordonnées de mon assurance. Ils ont appelé, vérifié, validé. Les soins ont pu commencer immédiatement. Ma femme a donc été prise en charge dans un véritable hôpital moderne, avec tout l’équipement nécessaire.
Mon quotidien pendant son hospitalisation
Mais pour moi, la réalité était différente. L’assurance couvrait les soins de ma femme, pas mon confort personnel :
- Pas de chambre pour me reposer ou prendre une douche
- Pas de repas fournis
- Pas de distributeur de nourriture
- Je ne parle pas espagnol et personne ne parlait anglais (Google Traduction est devenu mon meilleur allié)
- Je ne connaissais pas la ville ni si le quartier était sûr
- Je me changeais dans les toilettes
- Je me baladais avec notre valise
- Je « dormais » (si on peut appeler ça comme ça) sur un canapé dans la salle d’attente des urgences
Deux jours comme ça. Deux jours à veiller sur elle, à attendre, à espérer. Le personnel médical était compétent et dévoué. Cependant, la facture grimpait à chaque heure. 10 000€ au total.
La Sécurité sociale française ? Elle a remboursé 2 500€. Seulement un quart des frais. Les 7 500€ restants auraient été à ma charge. Sans compter les transferts. Sans assurance voyage, cette histoire aurait pu me ruiner et me faire perdre notre maison.
Mais ce n’était que le début. Car ma femme n’a pas survécu.
Elle avait 42 ans. Oui, 42 ans. Ça peut arriver à n’importe qui, à n’importe quel âge, à n’importe quel moment.
Ce que l’assurance voyage a vraiment couvert
Quand j’explique ce que mon assurance a pris en charge, les gens réalisent enfin l’ampleur de ce qu’elle représente. Voici la liste complète :
Les frais médicaux
- Les 10 000€ de soins intensifs intégralement
- Tous les examens médicaux
- Les médicaments et traitements
- Les consultations spécialisées
Le transfert sanitaire
- Le transfert en ambulance médicalisée
- Un jet privé médicalisé pour le transfert
- Le personnel médical à bord
- Tout l’équipement médical nécessaire
L’accompagnement au décès
- Le rapatriement du corps
- Le cercueil conforme aux normes internationales
- Les soins de conservation
- Le transfert jusqu’aux pompes funèbres en France
Le soutien logistique et humain
- Une cellule de soutien psychologique disponible 24h/24
- Mon hôtel sur place pendant toute la durée
- Mon billet de retour en France
- Les pompes funèbres sur place
Total de ce qui aurait été à ma charge
Sans assurance, j’aurais dû débourser entre 30 000€ et 60 000€. Pour 40€ par personne, j’ai été couvert intégralement.
Ce que mes 40€ m’ont réellement donné
Mon contrat d’assurance comprenait :
- 100 000€ de plafond pour les frais médicaux (largement suffisant même pour des soins lourds)
- Illimité pour les transferts et rapatriement (pas de limite de coût)
- 1 000€ de frais d’hôtel
Pour vous donner une idée : un jet médicalisé peut coûter entre 20 000€ et 40 000€. Le rapatriement d’un corps coûte entre 3 000€ et 8 000€. Les ambulances, les transferts, l’accompagnement médical : tout cela s’additionne rapidement. Avec une couverture illimitée sur ces postes, je n’ai eu aucune question à me poser. Tout était pris en charge.
40€ pour 100 000€ de couverture médicale + illimité sur les rapatriements. Faites le calcul.
L’ambassade : un mythe à déconstruire
Beaucoup pensent que l’ambassade française aidera en cas de problème grave à l’étranger. C’est partiellement vrai, mais leur rôle est limité.
Ce que l’ambassade peut faire
L’ambassade peut effectivement :
- Vous aiguiller vers les bons interlocuteurs
- Vous conseiller dans les démarches
- Répondre à vos questions
- Établir des documents administratifs
- Vous donner des contacts locaux
- Remplir des statistiques pour les services français
Ce que l’ambassade ne peut pas faire
L’ambassade ne paie rien. Elle ne prend pas en charge les frais médicaux. Elle ne finance pas votre rapatriement sanitaire. Par ailleurs, elle ne vous avance pas d’argent. Son rôle est purement administratif, pas financier.
Dans mon cas, l’ambassade de France au Mexique m’a aidé pour les papiers du rapatriement. Elle a également répondu à mes questions légales. C’est tout. Le reste, c’était à moi de gérer. Heureusement, mon assurance s’est occupée de tout.
L’arnaque de l’assurance carte bancaire
« Mais j’ai une assurance avec ma carte bancaire ! » Oui, comme moi. Comme des millions de Français. Cette assurance carte bancaire existe bel et bien. Mais connaissez-vous vraiment ses conditions ?
Nous avions payé tout notre voyage avec la carte bancaire. J’étais donc censé être couvert, non ? Faux. La demande a été rejetée. Je n’étais pas éligible.
Le cas de ma femme : pas couvert
Pourquoi n’étais-je pas couvert ? Parce que son malaise n’est pas arrivé dans l’avion. Même si ça avait été le cas, ça n’aurait probablement pas été pris en charge non plus. En effet, les malaises et les maladies « spontanées » ne sont pas pris en charge. Seuls les accidents le sont.
Pour que l’assurance carte bancaire fonctionne, il aurait fallu un scénario très précis. Par exemple :
- Payer un billet de bus avec la carte bancaire
- Qu’elle tombe dans ce bus spécifiquement
- Que la chute cause une blessure
Vous comprenez la subtilité ? Les conditions sont rédigées pour que vous pensiez être couvert. Mais dans les faits, vous ne l’êtes presque jamais.
Les pièges des assurances CB
Les assurances cartes bancaires imposent des conditions très strictes. Par exemple :
- Le sinistre doit survenir pendant un transport payé avec cette carte
- Le voyage ne doit pas dépasser une certaine durée (souvent 90 jours)
- Les plafonds sont limités (parfois 10 000€ maximum)
- Certaines activités sont exclues
- Les maladies « spontanées » ne sont souvent pas couvertes
- Les malaises ne sont généralement pas pris en charge
- Les franchises peuvent être élevées
Ces conditions sont rédigées de manière à ce que vous pensiez être couvert. Mais dans les faits, vous ne l’êtes pas. Nous avons payé notre voyage avec une carte bancaire. J’ai quand même pris une assurance voyage à 40€. Et cette décision m’a sauvé de la faillite personnelle.
La différence avec une vraie assurance voyage
Une assurance voyage dédiée coûte environ 40€ par personne pour une semaine. En contrepartie :
- Pas de limite de plafond ou des plafonds très élevés
- Pas de franchise sur les frais médicaux
- Couverture mondiale
- Assistance 24h/24 en français
- Rapatriement sans condition
- Accompagnement humain et logistique
Les vraies questions à se poser
Avant de partir en voyage, posez-vous ces questions :
Ai-je 50 000€ d’économies disponibles immédiatement ? Si la réponse est non, prenez une assurance. Un rapatriement médical coûte facilement cette somme.
Le système de santé de ma destination est-il fiable ? Consultez les conseils aux voyageurs du Ministère des Affaires étrangères. Dans de nombreux pays, les hôpitaux publics manquent de moyens. Vous devrez donc payer pour accéder au privé. Sans assurance, vous risquez alors de devoir choisir entre la qualité des soins et votre budget.
Mon assurance CB couvre-t-elle vraiment mon voyage ? Lisez votre contrat. Vraiment. Vérifiez ensuite les exclusions, les plafonds, les conditions. N’interprétez pas.
Que se passerait-il si quelque chose arrivait à mon proche ? Seriez-vous capable de gérer seul la logistique, les coûts, les démarches dans un pays étranger ? Et ce, dans une langue que vous ne maîtrisez peut-être pas ?
40€ représentent-ils vraiment une dépense excessive ? Comparés au prix de votre voyage, de votre hôtel, de vos activités, 40€ sont dérisoires.
Comment choisir son assurance voyage
Les critères essentiels
Cherchez une assurance qui propose :
- Frais médicaux élevés : minimum 100 000€, idéalement illimité. Ma propre assurance offrait 100 000€ pour 40€ seulement.
- Rapatriement et transferts médicaux illimités : c’est crucial car un jet médicalisé peut coûter entre 20 000€ et 40 000€
- Assistance 24h/24 en français
- Couverture mondiale incluant les États-Unis et le Canada
- Rapatriement de corps en cas de décès (entre 3 000€ et 8 000€)
- Responsabilité civile à l’étranger
Les options supplémentaires utiles
- Annulation de voyage
- Perte de bagages
- Retour anticipé
- Assurance location de véhicule
- Sports et activités spécifiques
Le prix réaliste
Pour un couple partant deux semaines :
- Assurance basique : 60-80€
- Assurance complète : 80-120€
- Assurance premium : 120-200€
Ces montants peuvent sembler élevés. Mais rappelez-vous : un seul jour aux urgences à l’étranger peut coûter plusieurs milliers d’euros.
Mon conseil : ne partez jamais sans assurance voyage
Aujourd’hui, je ne pars plus jamais sans assurance voyage. Même pour un week-end en Europe. Même pour une destination proche. Car personne n’est à l’abri.
Mon histoire est tragique. Elle aurait pu être encore pire financièrement. Grâce à ces 40€, j’ai pu me concentrer sur l’essentiel. Être présent pour ma femme, gérer mes émotions, communiquer avec la famille et les amis, organiser son retour dans la dignité.
Sans assurance, j’aurais dû simultanément :
- Négocier avec l’hôpital
- Trouver 50 000€ rapidement
- Gérer les pompes funèbres locales
- Organiser le rapatriement
- Trouver et payer mon hébergement
- Financer mon retour
Cette charge financière et mentale aurait été insurmontable dans un moment déjà insoutenable.
Conclusion : 40€ qui changent tout
L’assurance voyage n’est pas une option. C’est une nécessité. Elle ne coûte presque rien comparée à ce qu’elle peut vous éviter.
Regardez ce que j’ai obtenu pour 40€ :
- 100 000€ de couverture médicale
- Rapatriements illimités (jet médicalisé, ambulances, transferts)
- Assistance 24h/24
- Accompagnement humain et logistique complet
Ce rapport qualité-prix est imbattable. Aucun autre service ne vous offrira autant de protection pour si peu.
Ne faites pas confiance aux idées reçues :
- Non, la Sécurité sociale ne couvre pas tout
- Non, l’ambassade ne paiera pas vos frais
- Non, votre carte bancaire ne suffit probablement pas
Pour 40€ par personne, vous vous protégez contre des dizaines de milliers d’euros de frais. Vous vous assurez une assistance quand vous serez le plus vulnérable. Par conséquent, vous permettez à vos proches de ne pas avoir à choisir entre votre santé et leurs économies.
Avant votre prochain voyage, prenez cinq minutes. Souscrivez ensuite une vraie assurance voyage. Vous ne le regretterez jamais. Et j’espère sincèrement que vous n’aurez jamais à vous en servir.
Cet article est un témoignage personnel destiné à sensibiliser les voyageurs aux risques réels encourus à l’étranger. Les montants et situations évoqués sont réels et vécus.

